Classement des aéroports français : top 2025 et trafic

Paris–Charles de Gaulle est l’aéroport le plus fréquenté de France, avec environ 72,0 millions de passagers en 2025. Ce chiffre impose CDG comme le hub incontournable du transport aérien hexagonal, loin devant tous ses concurrents. Voici ce que nous allons explorer dans cet article :

  • Le classement complet des 35 premiers aéroports français en 2025
  • Les évolutions marquantes par rapport à 2024
  • Les spécificités de chaque grande plateforme
  • Les limites d’un classement fondé uniquement sur le trafic passagers

Que vous prépariez un départ depuis une grande métropole ou que vous cherchiez à comprendre la géographie aérienne de la France, ce tour d’horizon vous donne toutes les clés.


Définition du classement des aéroports français et critères utilisés

Le classement des aéroports français repose sur trois indicateurs principaux.

  • Le trafic passagers : nombre total de voyageurs (arrivées + départs) sur une année civile.
  • Le fret : volume de marchandises transportées, exprimé en tonnes.
  • Les mouvements d’aéronefs : nombre total de décollages et atterrissages.

Le critère le plus utilisé, et le plus lisible, reste le trafic passagers. Il permet des comparaisons simples entre plateformes de taille très différente. Le rang d’un aéroport correspond à sa position dans le classement, du plus fréquenté au moins fréquenté. On retient généralement les aéroports dépassant 100 000 passagers par an, ce qui écarte les petites plateformes locales.

Le fret est pertinent pour des hubs comme CDG, mais il parle moins au grand public. Les mouvements d’aéronefs permettent, eux, de mesurer la densité opérationnelle d’une piste, indépendamment de la taille des appareils.


Sources fiables pour établir un classement

Plusieurs organismes publient des données de référence sur le trafic aérien français.

Source Type de données Fréquence
DGAC (Direction générale de l’aviation civile) Statistiques officielles nationales Mensuelle et annuelle
UAF & FA (Union des aéroports français) Données consolidées par aéroport Annuelle
Eurostat Comparaisons européennes Annuelle
Aéroports individuels Communiqués de presse, rapports d’activité Variable
Wikipédia / Wikidata Synthèses structurées accessibles Continue

La DGAC reste la référence réglementaire. Les chiffres de cet article s’appuient sur les données consolidées 2025, issues des synthèses disponibles à la date de publication. Toute donnée exprimée en millions de passagers correspond à la somme des arrivées et départs enregistrés sur l’année civile 2025.


Méthodologie de lecture des chiffres

Avant d’entrer dans le classement, quelques précisions s’imposent.

Un passager en transit n’est pas comptabilisé de la même façon selon les sources. Certains aéroports comptent le transit simple (changement d’avion sans sortir de la zone internationale) comme un passager supplémentaire. D’autres non. Cela peut faire varier les chiffres de quelques pourcents.

Les données portent sur l’année civile 2025 (du 01 janvier 2025 au 31 décembre 2025). L’évolution est calculée en comparaison avec l’année civile 2024. Les seuils retenus dans ce classement sont de 100 000 passagers minimum. Les fourchettes indiquées sont des valeurs approchées à ±0,05 million selon les sources disponibles.

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Classement 2025 des aéroports français par nombre de passagers (top 10)

Rang Aéroport Code Passagers 2025 (millions) Évolution 2025/2024
1 Paris–Charles de Gaulle CDG ~72,0 +2,47 %
2 Paris–Orly ORY ~34,9 +5,45 %
3 Nice–Côte d’Azur NCE ~15,2 +3,16 %
4 Marseille–Provence MRS ~11,3 +1,39 %
5 Lyon–Saint-Exupéry LYS ~10,7 +2,35 %
6 Bâle–Mulhouse MLH ~9,63 +8,02 %
7 Toulouse–Blagnac TLS ~7,62 -2,85 %
8 Nantes–Atlantique NTE ~7,19 +2,57 %
9 Paris–Beauvais BVA ~6,68 +1,83 %
10 Bordeaux–Mérignac BOD ~5,87 -10,93 %

CDG représente à lui seul plus du double d’Orly. Nice s’impose comme le premier aéroport régional hors Île-de-France. La chute de Bordeaux (-10,93 %) est le signal le plus fort du top 10.


Classement 2025 des aéroports français (rangs 11 à 20)

Rang Aéroport Code Passagers 2025 (millions) Évolution 2025/2024
11 La Réunion–Roland Garros RUN ~2,83 +4,19 %
12 Guadeloupe–Maryse Condé PTP ~2,19 +2,05 %
13 Martinique–Aimé Césaire FDF ~1,92 +2,33 %
14 Tahiti–Faaa PPT ~1,80 +8,32 %
15 Lille–Lesquin LIL ~1,71 -5,00 %
16 Montpellier–Méditerranée MPL ~1,69 -6,13 %
17 Ajaccio AJA ~1,59 -0,76 %
18 Bastia BIA ~1,53 +2,79 %
19 Strasbourg SXB ~1,31 +6,00 %
20 Biarritz BIQ ~0,94 +1,95 %

Les aéroports ultramarins (RUN, PTP, FDF, PPT) occupent des places élevées dans cette tranche. Tahiti–Faaa affiche une hausse de +8,32 %, parmi les plus fortes de tout le classement.


Classement 2025 des aéroports français (rangs 21 à 35)

Rang Aéroport Code Passagers 2025 (millions) Évolution 2025/2024
21 Figari FSC ~0,91 +4,22 %
22 Brest BES ~0,91 -2,76 %
23 Tarbes–Lourdes LDE ~0,58 -0,14 %
24 Cayenne CAY ~0,53 +6,18 %
25 Rennes RNS ~0,51 0,00 %
26 Perpignan PGF ~0,48 -4,95 %
27 Dzaoudzi–Mayotte DZA ~0,46 +8,85 %
28 Calvi CLY ~0,40 -0,22 %
29 Bora-Bora BOB ~0,38 -1,39 %
30 Nouméa–La Tontouta NOU ~0,36 +0,18 %
31 Caen CFR ~0,31 +5,68 %
32 Carcassonne CCF ~0,30 -2,12 %
33 La Rochelle–Île de Ré LRH ~0,30 +3,24 %
34 Raiatea RFP ~0,29 -2,92 %
35 Béziers–Cap d’Agde BZR ~0,29 +2,01 %

Mayotte (DZA) affiche la plus forte progression de tout le classement avec +8,85 %. Caen progresse fortement (+5,68 %) pour une plateforme régionale de cette taille.


Évolutions 2025 vs 2024 : les plus fortes hausses et les plus fortes baisses

Les hausses les plus marquées

  • Dzaoudzi–Mayotte : +8,85 %
  • Tahiti–Faaa : +8,32 %
  • Bâle–Mulhouse : +8,02 %
  • Strasbourg : +6,00 %
  • Cayenne : +6,18 %
  • Paris–Orly : +5,45 %

Les baisses les plus marquées

  • Bordeaux–Mérignac : -10,93 %
  • Montpellier–Méditerranée : -6,13 %
  • Lille–Lesquin : -5,00 %
  • Perpignan : -4,95 %
  • Toulouse–Blagnac : -2,85 %

La baisse de Bordeaux (-10,93 %) interroge. Elle peut s’expliquer par une recomposition du réseau de lignes, une pression concurrentielle sur les vols domestiques, ou un report partiel vers les TGV et les vols depuis Biarritz. Montpellier et Lille subissent également un recul notable, vraisemblablement lié à des fermetures de lignes ou à une concurrence modale accrue.


Focus Paris : CDG, Orly et Beauvais

Les trois aéroports parisiens répondent à des logiques très différentes.

Paris–CDG est le hub stratégique d’Air France-KLM. Il accueille l’essentiel des vols intercontinentaux, les correspondances longue-distance et les grands contrats de fret. Avec 72,0 millions de passagers, il figure parmi les cinq premiers aéroports européens.

Paris–Orly joue un rôle complémentaire. Orienté vers le trafic domestique et les liaisons court/moyen-courriers vers l’Europe et les Outre-mer, il affiche en 2025 une hausse dynamique de +5,45 %, signe d’un regain d’attractivité après des années de restructuration.

Paris–Beauvais est l’aéroport des compagnies low-cost (Ryanair en tête). Situé à environ 85 km de Paris, il sert une clientèle sensible au prix. Son trafic de 6,68 millions reste solide, avec une légère progression (+1,83 %).


Les grands aéroports régionaux : Nice, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux

Ces six plateformes structurent la géographie aérienne des régions françaises.

Nice (15,2 M) est le premier aéroport de province. Il bénéficie d’une forte attractivité touristique internationale et d’un tissu économique dense sur la Côte d’Azur.

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Marseille (11,3 M) dessert la façade méditerranéenne. Son trafic progresse modestement (+1,39 %), mais sa position reste solide.

Lyon–Saint-Exupéry (10,7 M) confirme son rôle de porte d’entrée pour Auvergne-Rhône-Alpes. La croissance de +2,35 % est régulière.

Toulouse–Blagnac (7,62 M) recule légèrement (-2,85 %). La ville reste un pôle aéronautique mondial (Airbus), mais cela ne protège pas de la concurrence sur les lignes passagers.

Nantes–Atlantique (7,19 M) progresse (+2,57 %) et confirme son statut de plateforme de référence dans l’ouest.

Bordeaux–Mérignac (5,87 M) enregistre la chute la plus sévère du top 10 (-10,93 %). La situation mérite un suivi attentif en 2026.


Les aéroports d’Outre-mer dans le classement

Les territoires ultramarins pèsent collectivement dans ce classement.

Territoire Aéroport Code Passagers 2025 Évolution
La Réunion Roland Garros RUN ~2,83 M +4,19 %
Guadeloupe Maryse Condé PTP ~2,19 M +2,05 %
Martinique Aimé Césaire FDF ~1,92 M +2,33 %
Polynésie Tahiti–Faaa PPT ~1,80 M +8,32 %
Guyane Cayenne CAY ~0,53 M +6,18 %
Mayotte Dzaoudzi DZA ~0,46 M +8,85 %
Nouvelle-Calédonie Nouméa–La Tontouta NOU ~0,36 M +0,18 %

Ces plateformes représentent un lien vital avec la métropole. Mayotte et Tahiti affichent les plus fortes dynamiques de croissance. La desserte ultramarine repose souvent sur un nombre limité de compagnies, ce qui la rend sensible aux restructurations de réseau.


Classement alternatif : aéroports low-cost vs hubs

Le trafic brut ne dit pas tout. Un passager à Beauvais (6,68 M) et un passager à CDG (72,0 M) n’ont pas le même profil ni le même impact économique.

Critère Hub (CDG, LYS, NCE) Low-cost (BVA, CCF, BZR)
Compagnies dominantes Air France, Lufthansa, Emirates Ryanair, Wizz Air, easyJet
Destinations Mondiales + longue distance Europe + quelques liaisons nationales
Recette par passager Élevée Faible
Infrastructures Terminaux multiples, salons Structure simplifiée
Dépendance à 1 compagnie Modérée Forte

Bâle–Mulhouse (9,63 M) est un cas à part. Cet aéroport transfrontalier sert la France, l’Allemagne et la Suisse. Sa forte hausse (+8,02 %) illustre l’attractivité des plateformes multi-nationales bien connectées.


Limites et biais d’un classement au trafic passagers

Un classement au trafic ne reflète pas toujours la réalité économique d’une plateforme.

  • La saisonnalité : Figari (Corse) ou Calvi concentrent l’essentiel de leur trafic entre juin et septembre. Leur rang annuel sous-estime leur intensité estivale.
  • La capacité des pistes : certains aéroports sont saturés à 80 % et ne peuvent pas croître sans investissement.
  • La concurrence modale : le TGV capte des passagers sur des liaisons comme Paris–Lyon ou Paris–Bordeaux.
  • La conjoncture : une compagnie qui abandonne une base régionale peut faire chuter un aéroport de plusieurs rangs en un an (cf. Bordeaux 2025).
  • Le fret et l’aviation d’affaires : non intégrés dans le classement passagers, ils comptent pourtant dans l’économie locale.

FAQ sur le classement des aéroports français

Quel est le plus grand aéroport de France en 2025 ?
Paris–Charles de Gaulle (CDG), avec environ 72,0 millions de passagers.

Quel est le premier aéroport régional hors Île-de-France ?
Nice–Côte d’Azur, avec 15,2 millions de passagers.

Quel aéroport a le plus progressé en 2025 ?
Dzaoudzi–Mayotte (+8,85 %), suivi de Tahiti–Faaa (+8,32 %) et Bâle–Mulhouse (+8,02 %).

Quel aéroport a le plus chuté en 2025 ?
Bordeaux–Mérignac avec -10,93 % par rapport à 2024.

Orly est-il plus grand que Nice ?
Oui, largement. Orly (34,9 M) représente plus du double de Nice (15,2 M).

Les aéroports d’Outre-mer sont-ils inclus dans ce classement ?
Oui. La Réunion, Guadeloupe, Martinique, Tahiti, Guyane, Mayotte et Nouvelle-Calédonie figurent tous dans ce classement national.

Paris–Beauvais fait-il partie du système aéroportuaire parisien ?
Oui, même s’il est situé à 85 km de Paris. Il est classé comme aéroport parisien pour sa clientèle, mais géré indépendamment de CDG et Orly.


À retenir

  • Paris–CDG domine le classement avec 72,0 millions de passagers en 2025, soit plus du double d’Orly (34,9 M).
  • Nice est le premier aéroport régional hors Paris, avec 15,2 millions de passagers.
  • Bordeaux enregistre la plus forte baisse du top 10 (-10,93 %), tandis que Mayotte affiche la plus forte progression (+8,85 %).
  • Les aéroports ultramarins (Réunion, Guadeloupe, Martinique, Tahiti…) occupent des rangs significatifs dans le classement national.
  • Un classement au trafic passagers reste incomplet sans intégrer la saisonnalité, le fret, les mouvements et la concurrence modale.

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